mouvement

(2009)

Ici, la silhouette humaine est représentée dans sa plus grande simplicité, sous forme d’une ombre représentant à la fois l’Homme, et le mouvement lui-même. Ce mouvement exprime le temps qui passe, le temps de la vie humaine. Ce mouvement est décomposé en 14 états, rappelant les recherches de Muybridge et Marey. Pourtant ici ces états sont flous, eux-mêmes en mouvement.
Le décor est un environnement urbain dont il est en général difficile de définir la nature. Il s’agit systématiquement de murs qui bouchent entièrement la vue et sur lesquels le temps est passé. La ville est donc réduite à quelques murs abimés qui semblent bien décidés à traverser les siècles. L’ombre glisse tel un fantôme dans cet environnement peu rassurant.
Les images sont présentées en diptyque : une partie est habitée par l’homme avec une double notion de temps : celle de la vie humaine, et celle de la dégradation des matériaux bâtis. L’autre est presque abstraite. Le temps s’y est-il arrêté ?
Les 14 diptyques de la série forment dans leur ensemble un film saccadé, dans lequel une image sur deux est inhabitée.